Résumé de l’Affaire

Résumé d’une affaire qui montre jusqu’où peut aller la bêtise et la méchanceté humaines.


1) Première erreur : monsieur Bêtassou prend mes vidéos humoristiques au premier degré.

Nous sommes en janvier 2017.
Mon épouse, Hélène de Izarra, est Assistante Familiale depuis près de 14 ans . Nous sommes famille d’accueil au service du Conseil Départemental de la Haute-Vienne (CD87), c’est-à-dire que mon épouse et moi-même accueillons des enfants confiés par le CD87.
Nous les accueillons avec chaleur, humanisme et professionnalisme comme le fait la majorité des familles d’accueil.
En 14 ans de service aucun reproche notable ne nous est notifié. Chez nous, les enfants s’épanouissent à merveille, ils sont heureux.
Leur bien-être est le fruit d’un travail collectif et collaboratif avec les éducateurs, les psychologues, les parents et la famille des enfants, les enseignants, les médecins, etc.
Nous accueillons une petite fille, Maria, 5 ans qui nous avait été présentée en février 2013 par monsieur Bêtassou.
En janvier 2017, monsieur Bêtassou, la soixantaine environ, passe subitement du stade d’éducateur au grade de chef de service à l’Aide Sociale à l’Enfance au CD87. C’est du moins tel qu’il se présente sur les réseaux sociaux (Facebook et LinkedIn.) sur lesquels il poste d’ailleurs des images de femmes nues accompagnées de propos obscènes inadaptés à sa fonction.
Me concernant, je fais du théâtre depuis plus de 20 ans. Je suis à la fois auteur et interprète de mes sketches. Je crée une chaine d’humour et de réflexion sur Youtube intitulée «  Poil au Neurone, l’Abruti du coin« . Sur cette chaine je pratique l’ironie socratique. Chacune de mes vidéos est classée dans la catégorie humour, commentée et appréciée par des milliers d’internautes.
Une de mes vidéos fait le buzz en septembre 2016. Il s’agit de  » Comment neutraliser un terroriste ?  » Un article de presse parait dans le Populaire du Centre suivi par d’autres médias au niveau national. Cyril Hanouna passe un extrait de ma vidéo dans son émission.
Monsieur Bêtassou visionne cette vidéo puis d’autres, sans en saisir le caractère humoristique pourtant évident. Selon les statistiques de ma chaine Youtube , mon humour est applaudi par 90% des internautes.
Dans un courriel rapide, il informe en urgence sa hiérarchie, madame P.C. : il s’inquiète, il se questionne sur ma santé mentale. Il confond le rôle et l’acteur comme le font les villageois d’un album de Lucky Luke qui lynchent le comédien interprétant le mauvais rôle de voleur d’enfants.
Selon monsieur Bêtassou, la situation des enfants confiés serait très préoccupante.
Après avoir alerté sa hiérarchie, c’est également lui-même… qui mène une enquête ou plutôt son enquête. Rappelons que pour éviter le biais subjectif d’une enquête , « l’alerteur » ne doit pas être l’enquêteur.
Monsieur Bêtassou nous convoque par téléphone – mon épouse et moi même- en urgence le 16 janvier 2017. Il ne nous donne pas la raison de cette convocation dans une lettre recommandée reçue après le jour de la convocation de l’enquête. La règle veut qu’une lettre recommandée soit reçue au moins 15 jours avant la convocation, mais sûrement pas après.
Lors de l’entretien, malgré nos explications pourtant claires, monsieur Bêtassou -très premier degré- reste sur sa première impression : je suis fou, incohérent, violent, raciste, antisémite, dangereux.
Il établit alors un  rapport truffé d’accusations infondées et de mensonges, il m’insulte, me diffame, me confond avec mes personnages. Son enquête surréaliste est tamponnée du mot magique « Confidentiel ».
La petite fille Maria, 5 ans, qui nous était confiée depuis ses 14 mois, nous est alors retirée dans des conditions indignes d’un service aide sociale à l’enfance. Je passe les détails pour ne pas tourmenter les âmes sensibles. Trop c’est trop !
Plusieurs personnes dont le maire de mon village et la directrice d’école maternelle de Maria tentent vainement de ramener monsieur Bêtassou à la raison… et au bon sens.
Mon épouse envoie plusieurs lettre recommandées au Président du CD87 pour trouver une solution amiable à cette injustice ubuesque. Le Président répond sous forme très technique et administrative voire nous ignore carrément.
Rien n’y fait, monsieur Bêtassou campe sur son erreur d’appréciation pourtant flagrante.

2) L’erreur devient faute grave : Lynchage orchestrée de mon épouse.

Pour couvrir sa faute au lieu de s’excuser simplement, Monsieur Bêtassou, assisté de quelques personnes, a décidé de lyncher mon épouse. Non content de faire de mon épouse une victime, il va s’acharner sur sa victime en lui reprochant de se défendre ! Un comble !
Il cherche par des moyens tordus et malhonnêtes de justifier sa décision de retirer la petite Maria et de licencier mon épouse. Monsieur Bêtassou et d’autres personnes de son service tentent de nous intimider et de nous détruire par des accusations mensongères.
C’est ainsi qu’on a reproché à mon épouse d’avoir acheté trop d’habits et de jouets à Maria, de lui avoir acheté des lunettes de vues, de ne pas communiquer suffisamment avec le service de monsieur Bêtassou, etc. Il mène une enquête auprès de mon entourage pour savoir si je n’étais pas violent voire pédophile envers les enfants accueillis. Inacceptable !
J’y vois ici une volonté de nous détruire pour effacer son erreur. Il s’imagine sans doute qu’en étouffant sa victime, il sera gracié par sa conscience.
Madame C.J. , psychologue établit un rapport honteux sur mon épouse qui semble avoir été dicté par monsieur Bêtassou.  Le style du dernier paragraphe, la sémantique, les fautes ressemblent étrangement au rapport administratif de Bêtassou. Son rapport est en contradiction avec le code déontologique de la profession. A l’heure où j’écris ces lignes, j’attends ses excuses ou des explications de cette psychologue. Je lui ai adressé deux courriers à 6 mois d’intervalle. Toujours pas de réponse…
L’éducatrice de Maria madame C B. pouvait – elle aussi – intervenir pour éclairer monsieur Bêtassou, pour lui expliquer que non, nous n’étions pas des malades mentaux. Elle suivait Maria depuis 4 années. Mais elle a préféré se taire par lâcheté, par bêtise ou par esprit corporatiste. Pourtant cette éducatrice fait elle-même du théâtre et milite en faveur d’un parti de gauche. On la voit dans une émission de télévision hurler :  » On lâche rien ! ».
J’aurais aimé qu’elle intervienne avec autant de conviction pour éviter le gâchis humain qui a suivi.
Plusieurs remarques, reprises dans différents rapports, font état de sous-entendus humiliant envers mon épouse et moi-même. Là encore, c’est inadmissible !
Une pression psychologique est exercée envers plusieurs personnes – des familles d’accueil notamment- qui pourraient prendre notre défense.
Madame P.C. supérieure hiérarchique directe de monsieur Bêtassou a -elle aussi- participé à cette injustice par son incompétence de jugement. Elle devra aussi rendre des comptes.
Le devoir du président du CD87 était de se pencher sur cette affaire dramatique puisque l’équilibre psychologique d’une fillette de 5 ans était en jeu. Il ne l’a pas fait ou du moins de façon superficielle.
Aux dernières nouvelles, la petite Maria est baladée de famille d’accueil en famille d’accueil – soit 4 en 2 ans- et contrairement aux affirmations de monsieur Bêtassou, le transfert entre les différentes familles se passent très très mal. La pauvre fillette est en souffrance.
Avec nous, elle n’avait pas besoin de suivi psychologique, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

3) Le Tribunal Administratif tranche en notre faveur.
Voir la vidéo en cliquant ici
Mon épouse est licenciée le 1 août 2017 après 14 ans de travail sans histoires.
Le 17 septembre 2019 le Tribunal Administratif de Limoges nous a donné entièrement raison sur le fond. Toutes le décisions du CD87 sont annulées, mais le mal irréparable est fait.
Maria devra subir toute sa vie ses différents traumatismes vécus, mon épouse et moi-même également.

4) Demande de démission de monsieur Bêtassou
A plusieurs reprises, j’ai demandé de simples excuses à monsieur Bêtassou. Je comprends que l’on puisse faire une erreur, à condition de la rectifier par la suite. Hélas, en guise de réponse, je n’ai reçu que du mépris de sa part.
Désormais, je réclame sa démission de la fonction publique.

5) Poursuite du combat
Mon combat ne fait que commencer.
En effet, notre cas dévoile un scandale au coeur même du Conseil Départemental 87 où quelques employés abusent impunément de leur pouvoir et de leur incompétence. Ils se savent -ou plutôt ils se croient- à l’abri de la justice.